Le concours de valorisation de l’excellence Normande !

PORTRAIT

Producteur 2023

lun., 22 mai 2023

‍    C’est sur la base ostréicole d’Asnelles-Meuvaines que le jeune couple s’est installé en 2010 et peut prétendre à une belle valorisation de l’huître du Bessin et à une reconnaissance prouvée des professionnels. Pour leur première participation, ils remportent la médaille d’Or 2019 décernée par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, lors du salon de l’Agriculture, avec leur «spéciale n°3» bien charnue, ronde, dure en coquille, blanche et nacrée «car l’aspect visuel est tout aussi important que le goût» au concours général agricole. Ils réitèrent en 2023 avec une médaille d’Or en huîtres spéciales et une médaille d’Argent en huîtres fines ! 


C’est une évidence pour Fanny Barthélémy, fille de pêcheur née sur ces terres et Charles Dieulafait, bayeusain, fils de fromager normand attiré par cette nature sans tricherie. «L’huître est naturelle, contrairement à certains élevages de poissons» précise-t-il. Ils se rencontrent dans le secteur ostréicole où il est chef d’équipe. Très rapidement, se lancer ensemble les taraude. «J’ai toujours voulu travailler avec la mer, mais le métier de pécheur était dangereux» confie-t-elle. La rencontre majeure a lieu avec La Belle du Nordet (Manu et AnneLyse) qui leur met le pied à l’étrier. Pendant quatre ans, ils sont à la fois salariés et entrepreneurs. Ils démarrent avec une remorque de camion, du prêt de matériel et un hectare de concession, ce qui ne suffit pas pour être rentable mais affûte les caractères, «on s’endurcit vite dans ce métier». Le second hectare apporte un nouveau souffle. 


Les journées sont bien remplies car il faut tenir physiquement dans ce secteur. «On s’adapte selon les climats, difficile parfois pour les changement de poches» car pour répondre à certains naïfs, «les huîtres n’y sautent pas toutes seules !» Mais le travail est passionnant. «Rien n’est écrit. Avec beaucoup d’observations, on apprend tous les jours». L’exploitation lancée se développe véritablement avec l’acquisition de leur propre atelier de production, Les Huîtres de Fanny et Charles. Ils sont cinq à produire 120 tonnes par an, à prendre un soin jaloux de ces 9000 poches où s’épanouissent les huîtres déjà réputées. «Le goût des huîtres est constant mais la chair change, c’est lié au temps, au vent». Pendant le printemps et l’été, l’équipe retourne les poches qui contiennent les naissains pour les remonter à l’atelier en vue du tri par taille en septembre. Puis les huîtres repartent en mer pour un cycle. Un coeur présent sur l’enseigne signifie l’engagement du couple pour ce respect de la mer, du produit vivant, de la qualité,grâce au parti pris des techniques d’élevage. «On prend le temps de produire nos huîtres. Après les 3 à 4 ans de croissance, la différence tient dans ces 3 à 4 mois en réserve après la pousse pour qu’elles grossissent en chair». La majeure partie de la production (quand les huîtres ont alors dix-huit mois) est destinée aux ostréiculteurs médaillés situés en Charente et en Bretagne qui poursuivent l’élevage avant commercialisation, un an et demi plus tard. 


Fanny et Charles privilégie le circuit court, la vente directe de cette huître «bien charnue» , dans leur atelier d’Asnelles ou sur les quais de Courseulles-sur-Mer. «Ce qui est essentiel, c’est l’échange. On est si heureux de produire de la qualité reconnue par les clients de proximité qui viennent ici».

Carpe Diem dit le proverbe. Oui, «il faut profiter de l’instant», affirment avec sagesse et bonne humeur Fanny et Charles, la mer au fond des yeux…




‍    Fanny Barthélémy et Charles Dieulafait 

Zone Ostréicole Les Roquettes, Asnelles-Meuvaines - 06 87 46 28 17 

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